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Le lieu de rencontre du Mekong et de
la Rivière Tonle Sap

Avec l'aide de ses 'protecteurs' Français, le Roi
Norodom transféra sa capitale de Udong à la
ville paisible en bord de rivière de Phnom Penh en
1866. Bien qu'ayant été la capitale du pays
en 1434 - trois ans après la chute d'Angkor - les tentatives
pour ramener à la vie l'ancien empire Khmer n'aboutirent
qu'à la destruction de la cité par les Siamois
en 1473. C'est pourquoi on retrouve dans la construction de
la nouvelle capitale du pays le financement, le savoir-faire
et la technique Française. Beaucoup de temples et d'édifices
de style Cambodgien sont en fait l'œuvre des Français,
le Palais Royal du Roi Norodom lui-même ayant été
érigé selon les plans d'un Français au
sommet du site d'une ancienne citadelle datant du 19ème
siècle.
En dépit de la construction de l'une des capitales
les plus coloniales des Français, avec ses larges boulevards
distinctifs, ses manoirs et ses boutiques, la France n'avait
pour autre intérêt à développer
le Cambodge qu'un passage potentiel mais voué à
l'echec pour la Chine via la Rivière Mekong. Avec leur
retrait définitif en 1953, le Cambodge obtint une indépendance
qu'il n'avait plus connu depuis presque cinq cents ans. Elle
allait durer moins de deux décennies.
Toutefois, durant cette période, la cité prospéra
avec les deux tiers de sa population de 600.000 habitants
en 1970 composée de marchands Chinois et de travailleurs
Vietnamiens. Mais cinq ans plus tard, la ville fut quasiment
désertée, ses habitants ayant été
conduits dans la campagne par les Khmers Rouges. Phnom Penh
fut laissée à l'abandon. Quand les forces UNTAC
arrivèrent en 1992 - après cinq ans de dévastation
Khmer Rouge, une décennie d'occupation Vietnamienne
et plusieurs années de guerre civile - ils trouvèrent
une ville négligée, ployant sous la pression
de l'afflux de pas loin d'un million de personnes, son système
jadis imposant de canalisations en morceaux.
Depuis,
le Palais Royal, le musée national et l'Hôtel
Royal ont tous subi d'importantes rénovations, tandis
que la Banque Nationale - que les Khmers Rouges avaient fait
sauter en 1975 - a été reconstruite au même
endroit à la fin des années 80. Avec l'aide
de beaucoup de pays étrangers ainsi que des investissements
privés - et si les promoteurs peuvent être maintenus
sous contrôle - toutes les chances sont réunies
pour que la capitale du Cambodge de nouveau indépendant
retrouve son ancienne splendeur.
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